J'aime beaucoup les contes de fées. Mais en réalité, personne n'y croit vraiment. On fait semblant d'y croire. J'aime penser que le Pays Imaginaire existe réellement, qu'il y a quelque part une île aux enfants merveilleuse où les rêves se réalisent. Mais je faisais semblant d'y croire évidemment, comme tout le monde. Jusqu'à ce qu'un petit être débarque dans ma vie. Oui, j'ai rencontré Peter Pan, et je n'ai aucun doute là-dessus...
J'ai eu le privilège de te croiser plusieurs fois, de te parler même. Oh, je doute que tu t'en souviennes, je ne suis qu'une ombre sur ton passage. Mais toi, comment t'oublier ? Tu m'es apparu comme une sorte de petit farfadet dansant et lançant des ordres de ta petite voie fluette. Tu m'as tout de suite impressionné. Tu m'a ordonné, oui, ordonné (et comment ne pas t'obéir ?) de lire Peter Pan. Le livre, le vrai. Car cela t'énerve quand les ignorants pensent que c'est Disney qui est à l'origine de ce chef d'½uvre. Je l'ai acheté le lendemain et l'ai dévoré toute la nuit. A la fin, j'ai eu du mal à m'en détacher. D'autant plus que je venais d'avoir une sorte de révélation. J'avais la nette impression que c'était ta personnalité profonde qui était décrite dans ce livre. Une impression ?
Tout en toi est Peter Pan (même le physique, ça saute aux yeux !). Son autorité, son impatience, sa joie, sa notion du temps inexistante (^_^), sa soif d'aventures, son audace, son infantilité, sa légèreté, son charisme (quel charisme !), les apparences n'ont aucune importance pour toi. Tu sais reconnaître un enfant de 50 ans et vice versa. Mais ce qui m'a le plus frappé, c'est cette farouche volonté de croire que tu as... Cette façon que tu as d'arranger sans cesse la réalité, ou plutôt de la défier. Elle n'est pas assez amusante, pas assez bien pour toi. Et tu entraînes les autres avec toi, tu séduis tout le monde, garçons et filles, et les embarques sans pitié, comme un malin petit démon.
Mais tu n'as pas que cette face de Peter Pan. Il n'y a pas que « le gentil petit garçon qui ne veut pas grandir ». Tu possèdes aussi tout le côté sombre... Tu peux être mauvais et faire mal, même si tu ne t'en rends pas compte. Tu oublies vite les choses et surtout les gens, et ils te lassent vite. Pour toi, tout est un jeu, dont tu es le maître. Et personne n'oserait t'empêcher de lancer les dés. Et aussi, il y a l'absence et la peur de lui et elle. Tu es parti pendant quelques temps, mais lorsque tu es revenu, il y avait un autre petit garçon à ta place. Il y avait des barreaux à la fenêtre, tu ne pouvais plus revenir. C'est comme ça que cela s'est passé, n'est-ce pas, petit garçon ?
Tu es un être très ambigu, Peter Pan... à la fois cruel et loyal, égoïste et généreux, grand et petit, sauvage et poli, craintif et courageux, méchant et gentil. Une de tes caractéristiques ne donne lieu à aucun doute cependant. Tu es unique.
Je suis fier, content et impressionné d'avoir rencontré cet enfant fascinant (c'est sûrement le mot qui le définit le mieux) qu'est Peter Pan. Car tu es Peter Pan. Devant mes yeux s'est incarné le héros de Barrie, cela ne fait aucun doute. Tu es Peter Pan et peu importe le reste (tu sais ce dont je parle). C'est toi. Et ceux qui ne le voient ou ne le croient pas sont des débiles ou des grandes personnes.
Que de lignes à ton propos, Peter ! Je pourrais presque entendre ton cocorico victorieux. Il reste néanmoins une énigme qui reste un mystère à ton sujet. Toi qui prétend ne jamais dormir, où trouves-tu cette énergie pour donner vie à tes rêves ?
Voici son blog si cela vous intéresse... Hé oui, Peter aussi sait user des ordinateurs ! Surtout quand il s'agit de parler de lui. ---- > http://peter-et-clochette.skyrock.com/